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Événements culturels à venir

 

CINÉMA RURAL organisé par la mairie de Meaulne-Vitray le jeudi à 20 h 30 au Centre social

DATES DES PROCHAINES SÉANCES :       8 novembre 2018

Il n' y a pas de séances en décembre ni en juillet et août

Dates des séances en 2019 : 10 janvier, 7 février, 7 mars, 4 avril, 2 mai et 30 mai puis 12 septembre, 10 octobre et 7 novembre

 

 
  Mis à jour régulièrement 

Film à l'affiche le 8 novembre : 

 

          Critique du site aVoir-aLire du 2 octobre 2018 : "Une belle affiche de cinéma qui n’a d’autre ambition que de nous divertir et qui y parvient totalement, grâce à un tempo gentiment moqueur" 

Article de Claudine Levanneur :

 En 2002, Michel Blanc s’inspire de Vacances anglaises, le livre de Joseph Connolly pour réaliser Embrassez qui vous voudrez, un film drôle et grinçant qui met en scène les aventures familiales, sociales et sentimentales d’un groupe d’amis en vacances. Seize ans plus tard, curieux de voir ce que ces joyeux drilles sont devenus, il leur invente une suite qui ne nécessite nullement d’avoir vu le film précédent pour être appréciée à sa juste valeur.
La majorité des comédiens alors présents sont de retour, néanmoins quelques-uns manquent à l’appel : les enfants ont grandi et certains adultes ont opté pour d’autres voies ou ont même quelquefois disparu. Si le ton délibérément cynique cher à Joseph Connolly a laissé la place à un humour tendrement satirique, on retrouve une nouvelle fois le regard acéré mais bienveillant d’un Michel Blanc toujours à l’affût des travers de nos sociétés.

Après photo de famille de Cécilia Rouaud sorti il y a seulement quelques semaines, Michel Blanc se lance donc à son tour dans le pari du film choral aux intrigues et aux personnages multiples. Il en profite pour nous réjouir d’une belle brochette de noms prestigieux tout particulièrement féminins à qui il choisit d’accorder des rôles de femmes déterminées et conquérantes face à l’adversité essentiellement constituée d’éléments masculins à l’attitude peu glorieuse.

 

Elisabeth (Charlotte Rampling), grande bourgeoise issue d’une famille richissime, vit dans le luxe depuis toujours et n’a jamais travaillé. Quand son mari Bertrand (Jacques Dutronc) se retrouve en prison suite à une fraude fiscale de grande ampleur, sa vie bascule mais elle affronte ces bouleversements avec une dignité toute aristocratique. Contrainte de mettre un terme à son éternel dédain, elle se rapproche de son amie Véronique (Karin Viard) dont la vie se complique de jour en jour. Pourtant, de petits boulots en échecs répétitifs, elle garde la tête haute. Sa spontanéité et son courage en font l’un des personnages les plus attachants et drôles. De son côté Lucie (Carole Bouquet), affublée d’un mari lâche et peureux (dont Jean-Paul Rouve s’emploie à grossir le trait avec un plaisir communicatif) et d’un fils (William Lebghil) inconséquent, conforte sa position de femme d’affaires avisée. Bien décidée à mener sa vie comme elle l’entend, elle n’hésite pas à employer des moyens radicaux pour se venger de son ex-mari jaloux et collant (l’occasion pour le Michel Blanc acteur de retrouver ses oripeaux d’éternel loser).

De ce joyeux imbroglio au rythme soutenu naît une gaieté qui transforme les difficultés du quotidien en une fine tranche de rigolade. Cette galerie de personnages irrésistibles, reflet fidèle de la comédie humaine, valse au milieu de situations cocasses, pendant que des dialogues caustiques adaptés au millimètre près à la nature de chacun des intervenants rebondissent à la vitesse d’une balle de tennis. 
Aucune raison donc de ne pas se laisser entraîner dans cette danse trépidante qui, en plus de rehausser les couleurs du cinéma français, vous mettra du baume au cœur.

  

 

 

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